LA RAINFOREST ORGANIZATION AU CŒUR DES DISCUSSIONS DE LA COP 30 À BELÉM
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Belém, Brésil – La Rainforest Organization a activement participé à une série de rencontres et d'initiatives stratégiques à Belém, en marge de la COP 30 qui a eu lieu du 12 au 21 novembre 2025. Ces engagements ont mis en lumière des avancées significatives et des collaborations prometteuses pour la protection de l'Amazonie et le rôle des populations autochtones.
RENCONTRES STRATÉGIQUES ET DIPLOMATIQUES
Nos représentants, dont le président de la branche allemande de Rainforest Organization, ont pris part à des discussions de haut niveau. L’équipe a notamment été invitée par Greenpeace à un événement qui a eu lieu le 14 novembre 2025 à bord du Rainbow Warrior sur le thème de la protection des forêts tropicales et des peuples autochtones réunissant des figures politiques majeures dont Madame Claudia Roth, des Verts allemands, l'ambassadeur adjoint d'Allemagne et le porte-parole des Verts au Parlement autrichien. L'ambassadeur adjoint d'Allemagne a été présenté à la cheffe Watatakalu Yawalapiti qui l'a invité à visiter le Territoire Indigène du Xingu (TIX). Cette invitation ouvre la voie à une immersion directe dans les réalités et les besoins des communautés.
ENGAGEMENTS FINANCIERS MAJEURS POUR LA CONSERVATION
La COP 30 a également été marquée par des annonces financières d'envergure. Le Brésil et l'Allemagne ont conjointement annoncé le lancement du Vítuke, un mécanisme financier de 550 millions de réais (environ 100 millions de dollars) géré par le FUNBIO. Créé par le Ministère des Peuples Indigènes (MPI) en collaboration avec des organisations comme l'APIB, l'ANMIGA et la COIAB, ce fonds vise à renforcer la mise en œuvre de la PNGATI. Il a le potentiel de protéger 100 millions d'hectares de terres indigènes, avec le soutien initial de la KfW allemande et de la Fondation Moore.
Parallèlement, le Fonds pour les Forêts Tropicales Mondiales (TFFF), initié par le Président Lula da Silva, a été lancé. L'Allemagne a réaffirmé son soutien en s'engageant à verser 1 milliard de dollars sur 10 ans, portant la capitalisation totale actuelle du fonds à 7 milliards de dollars. Toutefois, le mécanisme fait l'objet de débats quant à sa gouvernance et son efficacité réelle. Des critiques soulignent notamment l'absence actuelle de participation directe des représentants autochtones à la gestion du fonds, ainsi que des doutes sur la capacité du modèle de paiement à l'hectare à garantir une protection durable des écosystèmes forestiers face aux pressions économiques.
Un événement spécial a également célébré le lancement du Fonds "Instituto Raoni", qui a collecté 15 millions de dollars grâce à l'organisation Re-Wild de Leonardo DiCaprio. Ce succès est le fruit d'un travail de longue haleine, incluant une visite des caciques Raoni et Tapi organisée par Rainforest Organization chez DiCaprio en Californie en 2019, démontrant l'impact des partenariats stratégiques.
COLLABORATION RENFORCÉE AVEC L'UNESCO
Notre collaboration avec l'UNESCO a franchi une nouvelle étape significative. Rainforest Organization a facilité une première rencontre de travail entre Danilo Sato, un spécialiste recruté par l’UNESCO à travers des fonds collectés par Rainforest Organization, et le cacique Tapi Yawalapiti. La présence d'une représentante autochtone de Namibie, présidente de la gestion du parc Okavango, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, a enrichi les discussions. Alexander Schischlik, Vice-Président de la branche allemande de Rainforest Organization, a sollicité une présentation pour Tapi, suivie d'un échange approfondi avec Sérgio Monforte du Bureau de l'UNESCO à Brasilia sur les objectifs du projet, consolidant ainsi notre partenariat.
DIALOGUE AVEC LES AUTORITÉS FRANÇAISES
Enfin, une réunion dans le pavillon principal de la conférence avec Madame Salina Grenet-Catalano, Directrice des Affaires Globales du MEAE, en partenariat avec CARE FRANCE, a permis de réaffirmer l'engagement de la France dans la protection des territoires et communautés autochtones. La question cruciale de la participation des représentants autochtones à la gouvernance du TFFF a été soulevée, identifiée comme un axe de travail prioritaire à approfondir et pour clarifier les rôles et les responsabilités dans le programme de surveillance du TIX.




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